Cette initiative est aussi soutenue pour Opera Software qui fait partie du comité consultatif du CCH qui comprend Sid Stamm, le directeur de l’ingénierie de la vie privée chez Mozilla. La Phase I de conceptualisation devrait être achevée dans quelques mois (à l’automne 2013). La mise en place effective dans un navigateur Web devrait prendre du temps et des extensions pourraient être disponibles plus tôt. Apprenez en plus dans le communiqué de presse sur cette initiative libre qui espérons-le ne tournera pas à l’usine à gaz :
STANFORD, Calif., 19 juin 2013 — Le centre pour Internet et la société (CIS) de l’école de droit de Stanford (Stanford Law School) a lancé aujourd’hui une nouvelle initiative sur la vie privée en ligne nommée « Cookie Clearinghouse » (centre d’information sur les cookies) qui responsabilisera les internautes en leur permettant de faire des choix éclairés sur la vie privée en ligne. Le Cookie Clearinghouse est dirigé par Aleecia M. McDonald, le directeur de la vie privée au CIS.
Les sites Web peuvent placer de petits fichiers appelés « cookies » sur l’ordinateur de l’internaute et certains types de cookies peuvent être utilisés pour recueillir des informations sur l’utilisateur sans son consentement. Le centre d’information sur les cookies (CCH) va développer et maintenir une « liste d’autorisés » et une « liste de bloqués » pour aider les internautes à faire des choix de vie privée à mesure qu’ils naviguent sur Internet. Le centre d’information permettra d’identifier les instances où le pistage est mené sans le consentement de l’utilisateur, telles que par des tiers chez qui l’utilisateur ne s’est jamais rendu. Pour établir la « liste d’autorisés » et la « liste de bloqués », le centre d’information sur les cookies se concerte avec un comité consultatif qui comprendra des individus provenant de sociétés de navigateurs dont Mozilla et Opera Software, des chercheurs universitaires sur la vie privée, ainsi que des personnes ayant des compétences dans le domaine des petites entreprises et en droit européen, et le comité consultatif continuera à croître au fil du temps. Le centre d’information offrira également au public l’occasion de faire des commentaires. Avec cette contribution, le centre d’information mettra au point un ensemble des critères objectif pour déterminer quand inclure les cookies d’un site Web sur les listes. Le centre d’information créera et maintiendra les listes. Les développeurs de navigateurs seront alors en mesure de choisir s’il faut incorporer les listes dans les options de vie privée qu’ils offrent aux consommateurs. Les sites Web d’entreprise avec des cookies qui ont été inclus dans la « liste de bloqués » seront en mesure de répondre au centre d’information afin de corriger les erreurs de classification.
« Les internautes commencent à comprendre que leurs activités en ligne sont étroitement surveillées, souvent par des sociétés dont ils n’ont jamais entendu parler auparavant », a déclaré McDonald. « Mais les internautes n’ont actuellement pas les outils dont ils ont besoin pour faire des choix de vie privée en ligne. Le centre d’information sur les cookies créra, maintiendra et publiera des informations objectives. Les entreprises de navigateur Web pourront choisir d’adopter les listes que nous publions pour fournir de nouvelles options de vie privée à leurs utilisateurs. »
La nécessité pour le centre d’information a évolué à partir d’un effort de boursiers du CIS appelé Do Not Track (Ne pas me pister). Au départ, le travail sur Do Not Track de Stanford a sensibilisé les consommateurs sur la façon dont les « cookies traqueurs » étaient utilisés par les sites Web — et par des tiers non affiliés — pour compiler les historiques de navigation complets des individus qui fournissent à ces sociétés les données sur le comportement individuel des consommateurs. Cet effort a progressé depuis lors pour devenir un effort de standards mondial dirigé par le World Wide Web Consortium (W3C). Plus récemment, les chercheurs du CIS ont débuté un nouvel effort pour empêcher les entreprises de traquer l’utilisateur sans son consentement. L’étudiant affilié au CIS Jonathan Mayer a écrit un patch logiciel pour le navigateur Firefox de Mozilla qui limite le pistage par les tiers via les cookies. Le patch de Mayer imite la fonctionnalité existante dans le navigateur Safari qui empêche déjà le pistage de sites Web que les utilisateurs n’ont pas visité. Alors que les efforts sur le Do Not Track se poursuivent dans leur troisième année, le centre d’information sur les cookies est une nouvelle occasion d’accélérer la capacité des internautes de faire des choix efficaces sur leur vie privée en ligne.
Pour plus de détails, veuillez visiter le centre d’information sur les cookies : http://cch.law.stanford.edu
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]]>J’ai tenté à ces deux occasions de lever un malentendu très répandu sur ce qu’est Mozilla : contrairement à ce que beaucoup croient, Mozilla n’est pas un éditeur de logiciels. C’est un projet global visant à défendre et promouvoir une certaine vision d’Internet.
On l’ignore souvent, mais ce qui est censé unir tous les Mozilliens, malgré leur grande diversité, c’est un ensemble de valeurs qui ont été formalisées dans un texte manifeste. Pour comprendre l’essence de Mozilla, il faut d’abord lire ce texte et se convaincre qu’il ne s’agit pas d’écoblanchiment. À l’époque de la fondation du projet, ce texte avait un vrai sens, n’était pas une simple opération marketing pour tenter de transformer un vulgaire produit en mouvement de société. C’est sur la base des valeurs qu’il affirme, et des actions concrètes pour défendre ces valeurs, que beaucoup ont rejoint le projet. Il est important de relire de temps en temps Manifeste, pour ne pas oublier le sens de notre engagement dans le projet.
Mozilla est donc un projet qui fédère une communauté de personnes qui se reconnaissent dans les valeurs et les objectifs du manifeste et contribuent d’une manière ou d’une autre à les promouvoir.
Structurellement, le projet repose sur quatre pieds (ce qui n’est pas toujours simple pour garder l’équilibre) :
La question des partenariats est l’occasion d’introduire un dernier mot pour définir Mozilla : le pragmatisme. Du point de vue de l’adoption par le grand public, Mozilla est aujourd’hui le projet libre le plus réussi. Cette réussite est en grande partie due à une approche très pragmatique consistant à ne pas hésiter à se salir les mains, à utiliser tous les moyens pour parvenir à son but. La morale et l’éthique sont des choses très personnelles, et les décisions de Mozilla font souvent grincer des dents. Qu’il s’agisse du contrat avec Google pour un certain nombre de services (recherche, géolocalisation, lutte contre les sites frauduleux, etc.) ou de tous les partenariats industriels avec des Foxconn, Sony ou autre pour assurer le succès de Firefox OS. Et je ne parle même pas des bises à des politiciens bien éloignés des valeurs que nous prônons. Indéniablement, pour participer à Mozilla, il faut avoir l’estomac bien accroché. Mais je ne doute pas que le succès du projet est en parti dû à ce pragmatisme.
L’histoire de Mozilla, tout le monde la connait. À la fin des années 90, Microsoft est sorti vainqueur de la Première Guerre des Navigateurs. N’ayant rien à gagner sur le Web, elle a abandonné le développement d’IE, et pendant plusieurs années toute innovation sur le Web a été gelée par la domination massive d’un navigateur qui n’évoluait plus. Cette première glaciation a heureusement pris fin grâce à Mozilla, avec Firefox, à Google, avec Chrome et ses services, à quelques éditeurs de sites qui ont malgré tout réussi à montrer que le Web pouvait être également une plate-forme applicative, et à des gens de tous horizons qui ont commencé à imaginer de nouvelles évolutions à HTML.
Au mitan des années 2000, le Web avait redémarré, Firefox était devenu un acteur incontournable, et Mozilla a donc commencé à réfléchir aux moyens de continuer à promouvoir l’ouverture et l’innovation sur le Web. Des appels à projet ont été lancés, des prototypes partant dans tous les sens sont sortis des laboratoires. Peu à peu s’est dégagée l’idée qu’en donnant aux internautes un navigateur, on leur permettait aujourd’hui de consulter des gif animées de chats. Mais pour les convaincre de l’importance d’un Web ouvert, et de la nécessité d’agir quotidiennement pour défendre cette ouverture, il fallait les aider à s’émanciper en leur apprenant à utiliser l’outil pour s’exprimer, pour créer. Ainsi, demain, 100.000 CanIHazCheezburger pourront fleurir, dynamiter les silos dans lesquels le Web est en train de s’enfermer, et c’est nous qu’on aura gagné.
Ainsi est né le projet Webmakers.
Webmakers participe évidemment d’un mouvement plus global de promotion de l’alphabétisation numérique. Les technologies numériques prennent une telle place dans notre vie que juste enseigner l’usage de quelques outils ne suffit pas. Il est indispensable d’expliquer le fonctionnement du réseau, de donner les rudiments permettant à ceux qui le souhaitent de passer de simples consommateurs à acteurs. Enseigner, peut-être pas à coder, mais comment le code fonctionne. Ce savoir est indispensable pour être des citoyens des espaces numériques en pleine possession de nos moyens. Mais trêve de lyrisme marketeux, entrons un peu dans le cœur du projet.
Comme Firefox, Webmakers aspire à toucher le grand public, des millions d’internautes. Comprendre le réseau et savoir créer avec le Web ne devraient pas être réservés à une minorité d’informaticiens. Ce sont des savoirs qu’il est important de transmettre à un maximum d’internautes. Le projet s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux créateurs du monde analogique. À ceux là, Webmaker veut donner les moyens d’ntégrer le Web à leur travail.
Le but du projet est double : permettre aux internautes de prendre le contrôle de leur vie numérique, ce qui nécessite de comprendre le fonctionnement du réseau ; et les aider à créer à créer sur le Web, à créer avec le Web.
Webmakers ne sort évidemment pas du néant. D’un point de vue pédagogique, l’idée principale est de lier apprentissage et réalisations. C’est en faisant qu’on apprend. Plutôt que des cours magistraux, Webmakers propose donc des projets donc la réalisation apportera de nouvelles connaissances. Il s’agit également d’adapter les méthodes de travail de Mozilla, ouverture et collaboration, à l’apprentissage. Enfin, le projet s’inscrit également dans un mouvement assez présent aux USA, les « makers », des bricoleurs qui fabriquent par eux-même toutes sortes de choses, œuvres d’art comme outils pratiques. Webmakers entend couvrir le même spectre, aider les bricoleurs du dimanche, les artisans et les artistes.
Webmakers met aujourd’hui à disposition un certain nombre de ressources et d’outils.
Hackasaurus est l’un des premiers outils à avoir été forgés. Il vise à permettre de saisir la structure d’une page Web et à apprendre à la modifier. Des lunettes à rayon X, que l’on installe dans son navigateur, permettent de découvrir le code de n’importe quelle page, de le modifier simplement, par exemple pour remplacer une image par une autre, et de republier et partager la version modifiée de la page. C’est l’outil idéal pour faire prendre conscience du caractère malléable du Web. Avec peu de connaissances, on peut étudier, adapter, modifier des contenus existants. Remixer est la première étape vers la création de ses propres contenus.
Cette première étape franchie, si l’on désire apprendre les technologies Web, Thimble est là. C’est un éditeur en ligne qui permet de créer une page Web et de visualiser en direct son rendu. Mais Thimble sert surtout de support à des dizaines de formations. Celles-ci se présentent sous la forme de pages HTML que l’on charge dans l’éditeur. Des instructions contenues dans les commentaires guident les pas, et au fur et à mesure qu’on les suit, on crée une page que l’on peut ensuite partager avec ses amis. Eux-même pourront à leur tour cloner notre création, la modifier, la partager. Des dizaines de modèles sont déjà disponibles sur le site et chacun peut en proposer de nouveaux.
Un ennemi du Web ouvert a longtemps été Flash, une technologie privative malheureusement indispensable pour un certain nombre d’usages. Mozilla a travaillé d’arrache-pied pour lui proposer des alternatives ouvertes et libres, notamment pour diffuser de la vidéo. Dans ce dernier domaine, le combat est en passe d’être gagné : les navigateurs savent afficher nativement des contenus vidéo. L’intérêt est que désormais les vidéos sont un composant comme un autre d’une page, qui peut interagir avec les autres éléments. Pour le démontrer, un petit projet est né, Popcorn, qui a aujourd’hui pris de l’ampleur.
Popcorn se compose à présent d’une bibliothèque JavaScript, popcorn.js qui permet de créer très simplement des effets et des interactions. On peut par exemple rajouter des éléments dans la vidéo (dans telle séquence, ajouter un flèche pointant vers un détail) ou afficher du contenu lié (une carte lorsqu’on parle d’un lieu, la biographie Wikipédia d’un personnage, etc). La bibliothèque donne aux créateurs de documentaires Web tous les outils dont ils ont besoin.
Pour simplifier l’utilisation de popcorn.js, un outil d’édition et de montage vidéo, Popcorn Maker, est à présent disponible. C’est un outil en ligne pour éditer ses vidéos et utiliser popcorn.js sans connaître la programmation.
Enfin, Mozilla participe fréquemment à des projets de documentaires Web. Pas de simples démonstrations, mais de vrais documentaires qui permettent tout à la fois de montrer les capacités du Web et de réfléchir aux moyens d’aller encore plus loin. Mais ici, une démonstration vaut 10.000 mots, donc je vous encourage vivement à aller faire un tour dans la galerie de projets.
La pédagogie de Mozilla intègre une grosse part de réalisations pratiques et un aspect ludique. Apprendre doit apporter une récompense immédiate. Ça peut être l’objet que l’on a créé, mais aussi une médaille validant un apprentissage, comme dans les jeux. Nombre de Mozilliens ayant semble-t-il, youkaïdi, trempé dans le scoutisme dans leur jeunesse, youkaïda, un système de certificats a été créé sur le modèle des badges que l’on obtient en scoutisme pour valider que l’on sait organiser une soirée feu de camp avec deux silex ou passer au cirage la bite de son collègue. Bien entendu, ces badges contiennent l’ADN mozillien. Le projet Open Badges c’est donc à la fois un format pour décrire une compétence que l’on a validée, et un ensemble de logiciels libres pour distribuer des badges, les afficher, etc.
Concrètement, n’importe qui peut installer une autorité qui délivre des badges. On peut ensuite afficher les badges que l’on a gagnés sur ses différents profils sur les réseaux sociaux. Un mécanisme permet évidemment à n’importe qui de vérifier la validité de la médaille, via une simple vérification de signature électronique.
À ce jour, le système a déjà été adopté par 800 organismes, locaux et globaux, qui s’en servent pour valider des compétences. 100.000 badges ont été émis. Les formations dispensées par la P2PU débouchent sur un diplôme sous la forme d’un ou plusieurs badges. L’engagement au sein de Mozilla commence également à être validé de la sorte : un badge pour avoir contribué du code, un autre pour avoir répondu aux questions d’utilisateurs, un troisième pour bonne résistance à la bière, etc. Et la fondation d’un ex président yankee adepte de cigares vient d’annoncer qu’elle allait également utiliser Open Badges pour valider les compétences de deux millions d’étudiants et de travailleurs.
L’étape suivante consiste à démocratiser l’utilisation des badges par chacun pour témoigner des compétences acquises quotidiennement. Et bien sûr à faire reconnaître ces badges par le monde du travail.
Outre les précédentes initiatives portées essentiellement par Mozilla, divers partenariats sont développés :
Avoir des outils, c’est bien, les utiliser c’est mieux. Pour encourager chacun à organiser des formations, Mozilla lance pour la deuxième année une campagne estivale, la « Maker Party ». Du 15 juin et 15 septembre, chacun est invité à organiser des évènements locaux : réunion entre voisins, atelier pour les enfants, bidouillonthons, etc. Le but : créer ensemble quelque chose, apprendre, et bien sûr faire la fête. En 2012, plus de 700 évènements avaient été organisés dans 80 pays. Malheureusement la France n’a je crois rien organisé en 2012 et pour l’instant peu de choses sont prévues en 2013. Toutes les bonnes volontés pour nous aider à rattraper ce retard sont bienvenues.
Une fois par an, les créateurs de Web se retrouvent également lors d’un festival. Le premier, à Barcelone en 2010, a posé les fondements de ce qui allait devenir Webmakers. En 2012, 900 personnes se sont réunies pendant 3 jours à Londres pour discuter, coder, picoler, autour des sujets de l’enseignement des humanités numériques, de l’impact du Web dans le monde des jeux et des médias, et de mobilité. Cette année, c’est à nouveau Londres qui accueillera les festivités du 25 au 27 octobre.
Le dernier aspect de Webmakers est un ensemble de ressources pour aider à enseigner le Web. En mai et juin 2013, un cours en ligne a été mis en place pour former des mentors, chargés d’enseigner le Web et de former d’autres mentors. Des kits sont en train d’être développés comme support pour organiser des sessions de formation. Ils sont bien sûr bidouillables pour que chacun puisse les adapter.
Je l’ai déjà dit, Mozilla n’a pas la prétention de réussir seule à rendre le Web pour ouvert, accessible, attirant. Elle soutient depuis longtemps des initiatives et des projets tiers. Elle croit également, personne n’est parfait, que l’innovation peut provenir de jeunes entreprises comme les startups. Un incubateur a donc été lancé pour aider les jeunes pousses à tirer le Web en avant : WebFWD. Évidemment, ce n’est pas un incubateur classique, mais perfusé par les valeurs de la fondation. Il se concentre sur les projets au moins partiellement libres qui permettront de rendre le Web plus ouvert. À ceux-là, WebFWD offre une formation théorique et pratique de 12 semaines et l’accès à des ressources logistiques et à des experts. Plusieurs appels sont lancés chaque année pour sélectionner les entreprises qui participeront au programme.
Mozilla veut explorer tous les usages du web, et participe à de nombreux autre projets en ce sens.
L’un des plus important est OpenNews, ou comment imaginer l’information à l’heure du Web. Pour la deuxième année consécutive, dix rédactions de grands médias traditionnels (la BBC, le New York Times, le Guardian, le Spiegel, le Boston Globe…) accueillent pour une durée d’un an un compagnon chargé d’essayer d’imaginer ce que le Web peut apporter aux rédactions. Des articles sont régulièrement publiés, et des bidouillothons permettent de développer des logiciels, évidement libres, pour aider le travail des journalistes. Des ressources sont partagées en ligne.
Dans la même lignée, OpenArt soutient des projets artistiques utilisant le Web, et un nouveau projet vient d’être annoncé à destination des chercheurs. Mozilla a également organisé un concours, Ignite, dans le cadre des projets de recherche aux USA sur l’Internet à très haut débit. Le but était d’explorer les nouveaux usages que permettront de tels réseaux.
Enfin le panorama serait incomplet si je ne citais les diverses initiatives visant à protéger la vie privée. L’essentiel est bien sûr dans le code des outils développés, mais Mozilla participe également régulièrement à des campagnes contre divers projets de lois liberticides, et s’implique activement pour donner aux internautes les moyens de lutter contre le traçage et le profilage par des sociétés du marketing. Une petite extension, Collusion, a ainsi été développée qui permet de visualiser le traçage et de prendre conscience de toutes les informations collectées à notre insu à partir de l’espionnage de notre navigation.
Pour long qu’il soit, ce résumé est probablement très incomplet. La galaxie des projets dans lesquels Mozilla est impliquée est très très vaste. Si la fondation peut s’engager dans autant de projets, malgré ses moyens limités, c’est en grande partie grâce aux bénévoles de la communauté. Elle a donc besoin que de plus en plus de gens s’investissent. Si certains de ces projets vous intéressent, je vous encourage vivement à aller y regarder de plus près et essayer d’y contribuer.
Mais, malheureusement, la gouvernance de Mozilla est en grande partie étasunienne, et la localisation est souvent négligée. Je ne parle pas seulement de traduction des ressources, mais bien de localisation, d’adaptation aux contextes et aux sensibilités dans chaque partie du globe. Nous avons donc besoin au sein de la communauté francophone de davantage de bonnes volontés pour s’investir dans ces projets et permettre aux internautes de nos régions d’en profiter pleinement. C’est un tâche assez ingrate, mais le résultat vaut le coup. Surtout, la communauté francophone comporte plus de gens biens que de connards amer, et on y rigole bien. Alors viendez, on a vraiment besoin de vous !
]]>Mozilla ne se repose pas sur ses lauriers mais se lance une fois de plus dans l’arène politique en soutenant une pétition : Stop Watching Us (dont Framalang a traduit la lettre introductive au Congrès : Arrêtez de nous regarder). La coalition d’organisations, d’entreprises et d’individus éminents à l’origine de cette pétition a trois requêtes : Réforme, enquête, responsabilité.
Surveillance intégrale, le billet de Mitchell Baker, la présidente de la fondation Mozilla, a été traduit par Goofy pour MozFr.org. Elle rappelle que Mozilla demeure fidèle à ses valeurs de respect des données privées (voir par exemple le Manifeste de Mozilla). Voyons maintenant le billet du blog officiel de Mozilla de son directeur de la vie privée et de la politique publique, Alex Fowler, annonçant le lancement de cette initiative :
D’autres points de vue de Mozilliens :
Billet de Mitchell Baker, « Total Surveillance »
Billet de Ben Adida, « No User is an Island »
Billet de Chris Lawrence, « NSA Surveillance Revelations are a Teachable Moment »
La semaine dernière, des rapports de médias ont vu le jour pour rendre compte du fait que le gouvernement américain exige de grandes quantités de données des sociétés Internet et de téléphonie par l’intermédiaire de programmes de surveillance top secrets. Les révélations, qui confirment nos pires craintes, soulèvent de sérieuses questions sur les protections individuelles de la vie privée, les contrôles sur les pouvoirs du gouvernement et les décisions judiciaires ayant une incidence sur certains des services les plus populaires du Web.
Mozilla lance aujourd’hui StopWatching.Us — une campagne parrainée par une large coalition d’organisations de tout le spectre politique et technique faisant appel aux citoyens et organisations à travers le monde pour exiger des comptes complets montrant à quel point nos données, communications et interactions en ligne sont surveillées.
Chaque fois que nous partageons des informations en ligne, il y a un risque intuitif d’exposition à ce que quelqu’un avec qui nous n’avons pas l’intention de partager puisse y accéder. Ça participe de l’utilisation d’un moyen de communication ouvert, largement distribué et mondial.
Mais il existe différents niveaux d’exposition :
Les trois premiers sont assez bien connus et les utilisateurs peuvent prendre des mesures pour en savoir plus sur ces pratiques de données par le biais de leur expérience en les utilisant ou en se référant aux politiques de confidentialité et aux conditions du service. La technologie s’améliore également en fournissant des moyens de contrôle supplémentaires et plus de transparence. Mozilla, par exemple, fournit des outils tels que Do Not Track (Ne pas me pister), Persona et l’extension pour Firefox Collusion, entre autres.
Cependant, les expositions résultant de la surveillance en ligne financées par le gouvernement sont entièrement distinctes de la question de savoir si nous choisissons de partager de l’information et de ce que disent ces sites qu’ils feront ou ne feront pas avec nos données. C’est parce que, au moins aux États-Unis, ces sociétés sont tenues de respecter une ordonnance du tribunal pour partager nos informations avec le gouvernement, qu’ils le veuillent ou non. Mozilla n’a pas reçu un tel ordre à ce jour, mais ça pourrait nous arriver à l’avenir à mesure que nous créons de nouveaux services basés sur l’utilisation de serveurs.
Il y a un certain nombre de problèmes avec ce genre de surveillance électronique. Tout d’abord, Internet rend beaucoup plus facile l’utilisation de ces pouvoirs. Il y a beaucoup plus de données disponibles. Les autorités légales pour exercer une surveillance électronique ont connu une expansion au cours des dernières années, parce que les lois sont écrites en termes généraux. Et, en tant qu’utilisateurs, nous n’avons pas de bons moyens de savoir si le système en cours d’utilisation est victime d’abus, parce que tout se passe derrière des portes closes.
Lorsque nous repensons à la réaction du public à SOPA/PIPA, deux projets de loi du Congrès contre le piratage, où Mozilla et d’autres organisations ont demandé au public de s’impliquer, nous avons été époustouflés par la réponse. Des centaines de milliers de personnes ont contacté leurs représentants avec des inquiétudes sur l’impact potentiel sur le Web de ces législations. Nous avons vu la même chose avec l’ACTA dans l’UE. Nous devons raviver cette énergie plus que jamais pour que nos élus prennent les mesures nécessaires pour clarifier la façon dont les politiques actuelles de surveillance sont mises en œuvre.
Mozilla croit en un Internet où nous n’avons pas à craindre que tout ce que nous faisons est pisté, surveillé et consigné par les entreprises ou les gouvernements. Et, nous croyons en un gouvernement dont les actions sont visibles, transparentes et responsables.
Ce qui est unique pour Mozilla est que notre seule responsabilité est envers les internautes qui se fient à un Web ouvert, où le contenu, l’imagination, la confiance et l’innovation peuvent prospérer.
Nous prenons position pour les utilisateurs. Nous voulons que chaque utilisateur prennent position également : StopWatching.Us
Twitter : @stopwatchingus
#stopwatchingus
Le document original et cette traduction sont soumis aux conditions de la licence
Creative Commons : « Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 »
ou toute version postérieure.
Merci à Hervé Renault pour la relecture de cet article.
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]]>Ira-t-on plus loin que ses belles paroles ? Seront-elles véritablement suivies de faits et d’effets ?
Une vidéo tournée par Roberto Di Cosmo. et éditée par Stéfane Fermigier
(Merci à Goofy, aKa, Z, Asta, Peekmo)
Madame la présidente, chère Mitchell, madame la vice-présidente, chère Debbie,
Mesdames et messieurs, il y a vingt ans un grand chercheur a, je le cite, « pris le principe d’hypertexte et l’a relié au principe du TCP et du DNS, et alors boom, ce fut le World Wide Web. »
Et en 1993, donc, le CERN, cet organisme de recherche européen qui avait inventé le Web a décidé de donner cette invention au monde, en la distribuant sous ce qu’on n’appelait pas encore une « licence libre ». Ce choix, anodin en apparence, a changé la face du monde.
Il y a 10 ans, la fondation Mozilla naissait et quelques mois plus tard, cher Tristan Nitot, vous fondiez sa branche européenne. J’imagine combien cela doit vous faire plaisir d’être ici 10 ans après, dans ce magnifique hôtel particulier du XVIIIe siècle, ancienne demeure de l’ambassadeur d’Autriche, m’avez-vous dit tout à l’heure. Mozilla Firefox, construit sur l’ancien Netscape, et œuvrant inlassablement pour promouvoir les standards du Web, a aussi changé le Web et par là la manière dont nous nous informons et dont nous innovons.
Je suis donc très fière d’inaugurer ce soir les nouveaux bureaux de la fondation Mozilla à Paris. Pourquoi être venue inaugurer ces nouveaux locaux ?
D’abord en raison des valeurs de la fondation Mozilla, et du logiciel libre. Ces valeurs, ce sont l’accès à la connaissance pour tous, la confiance ou encore l’amplification des aspects d’intérêt publics d’internet. Ce sont aussi les valeurs sociales qui portent un modèle de société vertueux, ouvert, participatif, où toute donnée est d’abord considérée comme un bien accessible au plus grand nombre, et une source de connaissances que chacun peut utiliser, améliorer, partager. Le logiciel libre, les formats ouverts, c’est enfin une communauté de personnes qui constitue un véritable patrimoine de connaissances qu’est le code, sans cesse inachevé, toujours à enrichir. Au-delà des innovations et des technologies permises par le Web, des acteurs comme Wikimedia ou la fondation Mozilla ont démontré que l’innovation et le progrès peuvent aussi passer par le partage, l’absence de propriété. C’est une victoire essentielle sur les esprits qui nous permet aujourd’hui d’avancer dans d’autres domaines : je pense à l’open innovation ou à l’open data. Je sais que Mozilla n’est pas une formation politique, mais toutes ces valeurs résonnent particulièrement doux à une ministre de gauche comme moi, et je pense que le monde politique a des choses à apprendre de cette réussite.
Par ailleurs le logiciel libre est aussi un atout décisif pour notre économie. À plus d’un titre il permet d’abord de lutter contre les phénomènes de dépendance technologique envers tous ces acteurs qui sont propriétaires de nos outils informatiques quotidiens, et est donc un véritable garant de la souveraineté numérique. De plus comme on le voit aujourd’hui, et contrairement à certaines idées reçues, le libre et l’open source sont créateurs d’emploi. Des modèles d’affaire originaux ont été créés et c’est un facteur important de productivité et de compétitivité pour les entreprises et les administrations. En effet elles peuvent ainsi mieux maîtriser leurs patrimoines respectifs et concentrer leurs efforts sur ce qui représente pour elles la valeur ajoutée. Enfin le logiciel libre remet en cause les rentes de situation, peu favorables à l’innovation, et par là-même aide à l’émergence de nouveaux champions économiques. L’émergence de Firefox et des navigateurs est emblématique de cette capacité.
La France est souvent citée comme un des pays les plus actifs au monde dans le domaine du logiciel libre. La croissance soutenue dans ce secteur le confirme. Les chiffres sont éloquents : ce marché représentait en 2011 plus de 2 milliards d’euros, soit plus de 6% de la demande de logiciels et de services informatiques. Par ailleurs, il y a là un formidable levier d’emplois, environ 10 000 supplémentaires dans les 3 ans à venir, si les estimations de croissance du marché sont confirmées. Bref, ce sont des enjeux extrêmement importants. La décision de Mozilla, un acteur mondial de référence sur le logiciel libre, de s’implanter dans ces locaux, confirme l’attractivité de Paris comme place incontournable du numérique. Elle confirme l’excellence des formations françaises dans le domaine informatique et je suis certaine que les développeurs du monde entier seront attirés par les conditions d’accueil ici, dans ces magnifiques locaux.
Mon objectif est bien sûr de renforcer encore ces atouts avec notamment le projet de quartiers numériques que nous allons créer dans une quinzaine de villes. Enfin, nous avons en France une communauté parmi les plus dynamiques dans le monde pour la conception et l’utilisation des logiciels libres, un atout à évidemment ne pas négliger. Avec les Assises de l’Entreprenariat, nous avons souhaité aller encore plus loin pour renforcer notre attractivité en mobilisant notamment toutes les compétences de France et d’ailleurs. C’est pour accompagner ce mouvement que le gouvernement travaille ardemment à la création d’un visa entrepreneur et d’un visa talent, car il est impératif d’attirer les talents créateurs du monde entier en leur offrant des conditions d’installation très rapides et simplifiées. Je dois aussi rappeler que le gouvernement prête une attention toute particulière à l’utilisation des logiciels libres. Par notre action nous visons à la renforcer. Le recours au logiciel libre est un levier d’action pour moderniser et rationaliser l’action publique.
Le Libre n’est pas toujours la bonne ou la seule solution mais la circulaire du Premier Ministre de septembre 2012 concernant l’utilisation des logiciels libres dans l’administration fixe une ligne claire sur les cas où ces types de logiciels doivent être privilégiés. Les atouts du logiciel libre sont notamment, je cite, « un moindre coût, une souplesse d’utilisation, et un levier de discussion avec les éditeurs ». Il s’agit là d’une avancée majeure pour le logiciel libre dans les systèmes d’information de l’État, qui permet d’engager de véritables politiques publiques en matière de logiciel libre et d’open source.
Pour conclure, je voudrais juste insister sur un point important que j’ai déjà évoqué mais que je tiens à marteler : l’open source est avant tout un vecteur d’innovation et de changement, un véritable gisement de productivité et de compétitivité pour les entreprises, et garantit la pérennité et l’indépendance de l’État. C’est pour cela que je souhaite que la France continue de jouer un rôle moteur dans le développement de ce secteur, et je suis sûre que la présence de Mozilla à Paris nous y aidera. J’ai parlé de 1993, de 2003, quoi de neuf en 2013 ? Cette année Mozilla lance son système d’exploitation pour mobiles et tablettes, Firefox OS, sur le même constat : promouvoir les formats ouverts et empêcher les systèmes fermés de contrôler notre environnement informatique. C’est une ambition un peu folle, mais probablement pas plus folle que de s’attaquer au marché des navigateurs qui était contrôlé à 95% par un seul acteur. Je vous souhaite donc le même succès que Firefox, et comme il sera en partie développé ici, je n’ai pas de doute sur la réussite de ce projet. Merci à tous.
]]>Techerator a mis à disposition une version modifiée d’Echofon capable d’utiliser la version 1.1 de l’API de Twitter. Pour l’installer dans Firefox, il suffit de télécharger la dernière version du fichier XPI de l’extension (actuellement « echfon_for_twitter-2.5.2-fx-jahly-6.xpi »). Ouvrez le gestionnaire de modules complémentaires de Firefox (Ctrl+Maj+A) puis cliquez sur l’icône en forme de roue dentée et sélectionnez « Installer un module depuis un fichier… » Localisez le fichier précédemment téléchargé, installez-le et redémarrez Firefox.
Pour vous rassurer sur l’innocuité de cette extension – une extension est un logiciel qui peut faire tout ce que le navigateur peut faire et ne doit être installée que depuis un éditeur de confiance – l’auteur propose d’effectuer vos propres tests pour comparer la version modifiée et la version originale de l’archive zippée XPI et d’ainsi analyser les modifications pratiquées.

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]]>À moins d’un mois avant que Google Reader ferme, il est temps de consulter les modules qui répondent à vos besoins de lecture de flux. Feedly est notre choix n° 1, mais cela ne signifie pas il doit être le vôtre — en voici quelques autres que nous avons rassemblés pour vous. Faites-vous plaisir !
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Traduction de l’article original intitulé « Total surveillance » de Mitchell Baker
(11 juin 2013)
Imaginez que vous vivez dans un monde où les bâtiments sont en verre et que vous ne pouvez jamais fermer les rideaux. Imaginez que le plancher est en verre, le plafond est en verre et tous les murs sont en verre. Il n’y a pas de rideaux, pas de stores ni de volets, ni rien qui vous permette d’avoir votre intimité. Nous allons tout droit vers ce monde quand nous sommes en ligne. Un solide réseau, des capteurs bon marché et la manipulation de données à une échelle gigantesque construisent l’équivalent des maisons de verre…
La question aujourd’hui est de savoir s’il est possible avoir des rideaux. Si une entreprise ou un écosystème fournissent des rideaux et si nous pouvons créer les nôtres. Aujourd’hui, il est très difficile de fermer les rideaux dans le secteur du commerce. Les sites web sont techniquement en mesure de suivre tout que nous faisons, depuis le temps que nous passons sur une page jusqu’aux publicités qui nous attirent, sans compter notre trajectoire de navigation d’un site à l’autre. Les données vous concernant peuvent être vendues à des tiers. Les données en ligne peuvent être combinées avec les données de votre monde physique et mises à disposition ou vendues à d’autres. Les opérateurs de téléphonie savent quand nous faisons un appel téléphonique, depuis quel lieu, qui nous avons appelé, combien de temps nous avons parlé, quelles sont nos habitudes au téléphone et bien d’autres choses encore.

Maintenant, nous savons que le gouvernement américain collecte d’importantes quantités de ces données. Actuellement, il est supposé utiliser seulement des « métadonnées » sur les appels téléphoniques de citoyens américains, et utiliser aussi le contenu des appels pour les ressortissants étrangers. Maintenant, nous savons aussi qu’il n’est pas non plus possible de tirer les rideaux quand nous sommes face aux gouvernements. Nous pouvons aussi nous demander combien d’autres gouvernements collectent ce type de données.
Voici maintenant le moment de nous demander : nous sentons-nous concernés ? Sommes-nous concernés lorsque nous découvrons que notre gouvernement nous observe et nous piste à notre insu ? Nous soucions-nous de savoir comment le gouvernement américain traite les citoyens des pays amis et alliés ? Sommes-nous concernés si d’autres gouvernements veulent imiter les États-Unis et récolter à leur tour ce type de données ? Comment les entreprises, les organisations et les individus considèrent-ils les États-Unis maintenant qu’ils savent dans quelle mesure nos activités en ligne sont sous surveillance ? Jusqu’à quel point les autres gouvernements en font-ils autant — que ce soit pour les citoyens ou pour des ressortissants étrangers ?
Comment garder un équilibre entre les droits du citoyen et la sécurité du pays ?
Chez Mozilla nous donnons depuis longtemps la priorité au contrôle personnel de la vie en ligne, y compris au degré d’intimité que peut désirer chaque utilisateur. Nous concevons des produits destinés à promouvoir cet objectif, et nous continuerons de le faire. En substance, nous essayons de fournir à chaque citoyen la possibilité de tirer les rideaux..
Toutefois, nos produits ne conçoivent pas les politiques gouvernementales. C’est le rôle des citoyens. Nous exhortons tous les citoyens à s’impliquer dans la question de la surveillance de masse par leur gouvernement. Ceci déterminera ce que sera réellement la vie en ligne à l’avenir. Nos maisons en ligne sont devenues de plus en plus transparentes et nos vies de plus en plus visibles pour quiconque veut les regarder.
Posons-nous la question : voulons-nous vivre dans une maison ou dans un bocal ?
Crédit image http://www.flickr.com/photos/topgold/